Critique : Love Gear (Ă  toute allure), Chiaraa Valentin

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Edition : Erato-Editions
Prix : 10,99 €
Nombre de pages : 132
Genre : romance
Note : 9/20

RĂ©sumĂ© : Trop c’est trop ! Que ce soit ses voisins, ses copines, son ex, tout le monde profite de Sara, abuse de sa gentillesse. Pourtant la seule chose qu’elle souhaite c’est qu’on la laisse tranquille et qu’elle puisse se consacrer Ă  ses passions, la musique et les belles voitures.
Jusqu’au jour oĂč … Sa vie change … Ă  toute allure.

MĂȘme si je pense que vous vous en doutez Ă©tant donnĂ© la note que j’ai attribuĂ©e à cet ouvrage, cette lecture a clairement Ă©tĂ© une dĂ©ception… Je ne vous ai pas habituĂ© Ă  ça. Pour preuve, j’ai recherchĂ© Ă  quand remontait ma derniĂšre dĂ©ception livresque. Il s’agissait du livre Le Papillon des Etoiles de Bernard Werber (retrouvez ma critique ici) que j’avais lu durant le mois d’avril et notĂ© 8/20. M’enfin, passons ! Ce n’est pas le sujet. Ici, il est question de l’ouvrage de Chiaraa Valentin auprĂšs de laquelle je m’excuse d’avance pour ce qui va suivre ainsi qu’auprĂšs d’Erato-Editions qui m’a gentiment envoyĂ© ce livre en tant que service-presse.

C’est tout bĂȘte mais je ne m’attendais vraiment pas Ă  ce que l’intrigue se dĂ©roule « Ă  toute allure » Ă  ce point-lĂ . Il est vrai qu’avec un roman d’une centaine de pages, il est difficile de dĂ©velopper Ă©normĂ©ment les personnages et leur caractĂšre ou mĂȘme de dĂ©velopper l’environnement dans lequel ces derniers vont Ă©voluer. En somme, soit on aime, soit on n’aime pas. A la fois dans le titre et dans le rĂ©sumĂ©, le lecteur est prĂ©venu, il a intĂ©rĂȘt Ă  tenir la cadence et Ă  suivre le rythme imposĂ©. MĂȘme en atteignant la derniĂšre page, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’attacher Ă  la principale protagoniste, Sara. D’ailleurs, Ă  peine ma lecture dĂ©butĂ©e, celle-ci me tapait dĂ©jĂ  sur les nerfs. Je ne saurais pas vraiment expliquer le pourquoi du comment. Peut-ĂȘtre est-ce parce que d’entrĂ©e de jeu, on se retrouve nez Ă  nez avec une Sara plutĂŽt remontĂ©e et en colĂšre contre le monde entier parce qu’elle se fait prendre pour une idiote Ă  tout bout de champs. « Eh bien, ma grande, rĂ©flĂ©chis un p’tit peu avant de dire amen pour tout et n’importe quoi Ă  n’importe qui ! » avais-je envie de lui dire. Bref, je continue tant bien que mal mon avancĂ©e et arrive Ă  cette fameuse rencontre avec StĂ©phane, le neveu du voisin du dessus. TrĂšs franchement, j’ai trouvĂ© ce dernier vulgaire, voire grossier. A chaque fois qu’il ouvrait la bouche, la mĂȘme phrase tournait en boucle dans ma tĂȘte : « C’est de pire en pire… » D’abord, il commence par appeler « Baby » une femme qu’il ne connaĂźt ni d’Eve, ni d’Adam. Ensuite, (pardon pour la vulgaritĂ© des propos qui vont suivre mais je pense que c’est la façon la plus soft de dĂ©finir cette brutale poussĂ©e d’hormones chez ce monsieur) il veut se la taper et cela juste parce que Sara aime les belles voitures qui vont vite. Wouh !

Bref, je ne vais pas Ă©numĂ©rer les points nĂ©gatifs que j’ai trouvĂ© Ă  ce roman car je ne voudrais pas spoiler quoique ce soit à ceux qui souhaiteraient le lire. Passons donc aux points positifs parce que, oui, il y en a peu mais il y en a ! Lorsque je me suis approchĂ©e de la fin, j’ai fini par avoir un minimum de compassion pour notre chĂšre Sara et le vĂ©cu qu’elle finit ENFIN par nous raconter. Je me suis retrouvĂ©e en elle en plusieurs points et on ne va pas se le cacher, ce genre de choses aide pas mal Ă  apprĂ©cier un personnage de roman (et peut-ĂȘtre mĂȘme une personne dans la vie de tous les jours). Autre point positif et pas des moindres : il s’avĂšre Ă©galement que ce macho de StĂ©phane sait faire preuve de courage et protĂ©ger ceux qu’il ‘ »aime ». Enfin, on va pas abuser non plus, hein? Il connait la nana depuis moins de 24 heures. Mais c’est quand mĂȘme un bon point pour lui !

MalgrĂ© cette dĂ©ception, je remercie tout de mĂȘme Erato-Edition pour l’envoi de ce livre et pour leur comprĂ©hension ! Je suis bien consciente de ne pas ĂȘtre une tendre lorsque je n’ai pas aimĂ© un livre, un film ou mĂȘme un jeu vidĂ©o et pourtant, il existe des personnes qui acceptent la critique qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Citations :

  • Les romans, ma seule vie, ma vraie compagnie. Je tombe amoureuse toutes les trois pages et je vis grĂące Ă  leurs aventures. LĂ , je suis forte, je n’ai peur de rien, ni de personne.
  • Il a fait de moi la pauvre petite chose perdue qui cherche la reconnaissance et qui ne rĂ©colte que le vent et les trahisons. Il savait appuyer lĂ  oĂč ça fait mal, il savait dire les mots qui font souffrir. Il ne m’a jamais rien Ă©pargnĂ©, je me suis renfermĂ©e sur moi et j’ai perdu toute confiance en moi et en les autres. Puis, une fois son travail de dĂ©molition consciencieusement effectuĂ©, il est parti, il m’a quittĂ©e.
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