Critique : #EnjoyMarie, Marie Lopez

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Edition :
Anne Carrière Editions
Prix : 15 €
Nombre de pages : 216
Genre : autobiographie
Note : 15/20

Résumé : « J’ai eu une envie, l’envie de raconter une histoire, de partager quelque chose de différent avec vous. Moins de vidéos, plus de mots, moins d’EnjoyPhoenix@, plus de Marie.
Kaléidoscope d’instants, polaroids de ma vie au collège, puis au lycée… Rassurez-vous, ce n’est pas une aubiographie… à dix-neuf ans, vous rigolez ! Simplement un regard, des remarques spontanées sur des sujets parfois mis à l’écart par les médias, ce genre de sujets pas vraiment accrocheurs : être bien dans sa peau avec… un appareil dentaire, des cheveux gras, de l’acné sévère, le harcèlement scolaire, la famille décomposée… et le reste, le Net, les réseaux sociaux, tout y est, le meilleur comme le pire.
Au travers des anecdotes, des confidences, mon vécu de youtubeuse, j’ai voulu écrire un recueil sans prétention, petit GPS décalé pour les jeunes connectés, afin de vous éviter les mêmes erreurs – les miennes bien sûr. Et peut-être afin de vous faire gagner du temps… sur celui que l’on n’a pas.
Avec un peu recul, et j’espère un peu d’humour, je témoigne ici de la réalité, quelquefois complexe, du jeune âge, car, comme chacun sait, les ados sont une énigme pour les adultes. »

Après avoir rencontré cette adorable Marie à sa séance de dédicaces qu’elle donnait à Lille le 3 juin, j’ai débuté la lecture de son livre dans le bus du retour, mettant en pause ma lecture en cours (lecture en cours qui va encore être mise en pause le temps d’un autre livre que j’aimerais lire avant la date de sa sortie officielle). Il m’a fallu très peu de temps pour terminer ce petit  livre. Le lendemain soir, c’était chose faite.

C’est une lecture vraiment très rapide, tranquille et sans prise de tête. Et malgré toutes les critiques qu’il y a pu y avoir, en toute objectivité, moi, j’ai beaucoup aimé ! Qu’il s’agisse du style d’écriture que je trouve super pour un premier ouvrage ou bien du contenu, j’ai apprécié ce livre de la première à la dernière ligne.

Il est vrai que Marie se livre beaucoup dans ses vidéos car elle a parfois besoin de parler de certaines choses, de certains sujets qui l’ont touchée ou la touchent encore aujourd’hui. Cependant, ici, elle se livre d’une toute autre manière. Son but n’est pas de raconter sa vie. Enlevez cette idée stéréotypée de votre esprit ! Elle aborde les différentes étapes, les différents obstacles qu’une fille (ou un garçon) peut rencontrer durant son adolescence, la façon de faire face à ces obstacles et ces choses nouvelles afin de se sentir mieux et de mieux appréhender le monde qui l’entoure. Tout cela en nous faisant part de son expérience personnelle, en nous faisant partager les blagounettes de son papa (j’avoue, j’ai ris…), ses expéditions d’adolescente, etc.

Selon moi, ce genre de livres manque beaucoup de nos jours. La société évolue. Les générations aussi. Il y a des choses dont on ne parle pas ou pas assez, des parents qui ne savent aussi pas trop comment gérer certaines situations. Marie essaie de guider cette nouvelle génération tel un « petit GPS décalé pour les jeunes connectés ». Ce type de lecture est toujours agréable. Peu importe l’âge. J’aurais aimé que ce livre sorte quelques années plus tôt mais je suis heureuse que certaines jeunes filles (on va pas s’le cacher, peu de garçons vont acheter et lire ce livre, hein?) puissent y avoir accès, aujourd’hui et trouver un peu de soutien dans ces quelques centaines de pages. 🙂

Citations :

  • On ne voit les mauvaises choses que parce qu’il y en a de bonnes. Un peu comme les nuages dans un ciel bleu. Si le ciel était toujours gris, on ne verrait jamais les nuages, vous n’êtes pas d’accord? La vie serait grise sans bonheur, mais sans tristesse elle le serait aussi.
  • Je tweete, tu spames, il streame, nous buzzons, vous hackez, ils émoticonnent. Un tout nouveau langage, il faut vivre avec son temps, on nous le répète assez, et pourtant…
  • On rêve toutes, qu’il s’agisse d’amitié ou d’amour, du fameux grand A. Mais une déception amicale blesse davantage notre âme qu’un gros chagrin d’amour. Ma meilleure ami me connaissait par cœur sur le bout des doigts, c’était une part de moi.
  • On avait le droit d’y inviter autant de personnes que nos parents pouvaient en supporter. C’est-à-dire le nombre maximum d’invités autorisés en fonction des notes du trimestre, multiplié par un coefficient secret, connu de nos seuls parents, divisé par le nombre de mètres carrés de l’appartement, et arrondi à la décimale inférieure du prix du kilo de chips saveur barbecue.
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4 réflexions sur “Critique : #EnjoyMarie, Marie Lopez

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