Critique : La Fille de l’Alchimiste, Kai Meyer

9782253119852Edition : Le livre de poche
Prix : 7,50 €
Nombre de pages : 625
Genre : fantasy
Note : 15/20

Résumé : Fin du XIXe siècle. Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l’alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l’ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cœur d’un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge. Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d’affronter le meurtrier de son père. S’initiant à son tour aux terribles secrets de l’alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l’humanité : l’immortalité…

Rebondissements, rebondissements et encore rebondissements !

A peine finie ma lecture du résumé, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cet ouvrage. J’avais donc un peu peur d’être déçue en lisant le roman, faute d’avoir misé trop d’espoirs en lui. D’autant plus que s’il y a bien un genre de roman avec lequel j’ai du mal à accrocher, c’est le Fantasy. Cela explique pourquoi je suis sur le premier tome d’Eragon écrit par Christopher Paollini depuis des mois… (Eh, j’en suis quand même à la moitié !)

Ceci étant dit, j’ai donc commencé à lire La Fille de l’Alchimiste et, comme j’ai pu le lire dans une ou deux critiques, j’ai constaté assez rapidement qu’il y a en effet des passages de description assez longs. Bien sûr, je comprends qu’il faille décrire l’environnement des personnages, l’endroit où se passe l’action, etc. Néanmoins, je dé-tes-te les descriptions. C’est ma bête noire. Alors, quand elles sont trop longues, trop voyantes, trop envahissantes, eh bien, je commence à désespérer. Mais je ne me suis pas laissée démonter et ai surmonté ces passages avec courage ! 😀

En 1897, Christopher arrive dans sa nouvelle demeure, le château des Institoris, bâti sur une île de la Baltique. A peine arrivé, il fait la connaissance des membres de sa famille adoptive : Charlotte, sa mère, Nestor, son mystérieux et absent paternel, Aura l’aînée, Sylvette la benjamine et Daniel, garçon adopté tout comme lui. Il découvre rapidement divers secrets concernant le château et ses habitants. Quelques temps après, Nestor Institoris est assassiné par son plus grand rival dont les origines du conflit remontent au Moyen-Âge. Aux côtés de son frère adoptif, Christopher, Aura débute un périple empli de dangers afin d’affronter le meurtrier de son père et finir le travail que celui-ci avait commencé : la quête de l’immortalité.

Honnêtement, j’ai beau avoir eu du mal avec certaines descriptions qui sont loin d’être « trop longues, trop voyantes, trop envahissantes », comme j’ai pu le dire plus haut, mais bel et bien présentes, j’ai tout de même beaucoup aimé cette lecture ! D’ailleurs, j’aimerais que l’on applaudisse cet ouvrage et son auteur car, pour que j’accroche à un roman de Fantasy, il faut le faire ! Je peux facilement lire en ayant la télévision allumée ou bien de la musique dans les oreilles. Ceci dit, lorsque le livre ne me tient pas, dirai-je, je me laisse facilement distraire. Cela n’a pas du tout été le cas ici ! 🙂
A chaque fin de chapitre, vous êtes obligés de lire le suivant. Il y a tellement de suspense, d’attente, de surprises… Il est vrai que j’ai fait traîner cette lecture un peu plus d’une semaine mais lorsque je m’y suis vraiment mise dès vendredi soir, je n’avais plus envie de le lâcher du week-end !

J’ai beaucoup aimé tous ces secrets qui enveloppent invariablement les personnages, les sentiments à la fois profonds et contradictoires que l’on éprouve pour eux, sans parler du périple palpitant dans lequel nous embarquent nos héros, les mystères de l’alchimie et son histoire… J’ai trouvé ce livre mais aussi et surtout son contenu que je qualifierai de fascinant ! Le livre a beau être déjà épais (625 pages), je suis tout de même étonnée que l’auteur ait réussi à consigner tout cela dans si peu de pages !

Alors, vous aussi, lancez-vous dans cette quête surprenante de l’immortalité ! 😉

Citations : 

  • Nous aurions pu être amis, mais tu sais ce qu’il en est de l’amitié. A la moindre déception, elle peut se transformer en HAINE, beaucoup plus vite qu’avec de simples connaissances. Lorsque nous apprécions quelqu’un, nous avons tendance à lui tenir beaucoup plus rigueur de ses fautes que si c’était un inconnu. 
  • Les hommes comme Lysander et lui ont passé leur vie à chercher quelque chose que le reste du monde tient pour une chimère. Ils ont supporté les moqueries et le mépris de tous, ils ont été contraints de se cacher. Mais cela ne les a pas empêchés de poursuivre leur quête. 
  • J’espère simplement que tu n’en viendras jamais à me haïr, répondit-il à voix basse. Si tu hais avec autant d’énergie que tu pardonnes, je plains tes ennemis.
  • La lumière se porte dans le coeur, elle ne s’accroche pas au plafond.
  • N’est-il pas étrange, se disait-elle parfois, qu’un être que nous n’avons rencontré qu’une seule fois puisse ainsi bouleverser toute notre vie?
  • Lysander a compris depuis longtemps que rien n’a autant de pouvoir sur les gens que leurs croyances. Le problème, c’est que chacun peut choisir ce à quoi il veut croire. Chacun suit des lois qu’il s’est imposées à lui-même. Lysander décide de ne jamais croire à quelque chose sans posséder de preuves. 
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