Critique : Le Tour du Monde en Quatre-Vingts Jours, Jules Verne

9782081309456_1_75
Edition :
GF
Prix : 5 €
Nombre de pages : 205
Genre : aventure/classique
Note : 14/20

Résumé : Le roman raconte la course autour du monde d’un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d’y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L’ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman.

Un petit retour aux classiques ne fait jamais de mal ! Et c’est avec celui-ci que j’ai effectué ce retour aux sources et que j’ai découvert ce cher Jules Verne. Auparavant, je n’avais jamais lu l’un de ses ouvrages. Non parce que je n’étais pas tentée mais bien parce que je n’en avais pas eu l’occasion. Or, ce petit ouvrage m’a été offert ma petite Caro (à qui je fais tout un tas de bisous sucrés au passage ❤ ) lors de notre dernière après-midi ensemble. Elle l’avait terminé quelques jours avant et je me suis dit « pourquoi pas? ».

Pour être honnête, lorsque j’ai commencé cette lecture, j’étais extrêmement enthousiaste. Mais cette euphorie laissant place à l’ennui, j’ai vite été déçue. Je n’étais pas du tout absorbée par le récit des péripéties de Phileas Fogg. Je lisais sans pour autant m’intéresser à ce qu’il pouvait arriver à ce bourgeois ainsi qu’à son domestique, Passepartout. Mais cet ennui peut s’expliquer tout à fait logiquement.

A l’époque, Le Tour du Monde en Quatre-Vingts Jours était un feuilleton. Je m’explique. Au 19ème siècle, il était fréquent que les journaux publient dans leurs colonnes des romans-feuilletons, c’est-à-dire des romans écrits de façon à ce qu’ils puissent être coupés et publiés dans ces journaux. Les auteurs ne pouvaient donc pas introduire des éléments à nous couper le souffle comme nous pourrions le voir dans d’autres récits.
Voici un extrait d’explications données ici : « Ce rythme de publication influe sur l’écriture des récits : les auteurs ne découpent plus en tranches un roman préalablement écrit mais rédigent des textes adaptés au découpage (la partie publiée chaque jour en bas de la page du journal possède un nombre à peu près constant de signes typographiques). Il leur faut ménager des chutes en fin d’épisode, prévoir des résumés pour les lecteurs, mélanger les genres et alterner les séquences dramatiques et comiques, tenir le public en haleine et s’adapter au fur et à mesure à ses désirs, transmis par le courrier des lecteurs… »

Je trouve cette explication assez claire mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser. 🙂

Revenons à nos moutons. Je me suis donc beaucoup ennuyée durant le début de cette lecture mais lorsque je me suis décidée à m’installer confortablement et à le lire d’une traite, je dirais que « c’est allé tout seul ». Je me sentais beaucoup plus concernée par les divers événements et contre-temps ayant lieu durant le tour du monde de Phileas. J’ai principalement commencé à être transportée lors de l’apparition de l’unique présence féminine du roman. A partir de cet instant, j’étais totalement plongée dans ma lecture.

De plus, j’aimerais rajouter que la fin m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière ligne de la dernière page ! Je ne m’attendais vraiment pas à cela ! Et grâce à cette fin que je qualifierais de fabuleuse, j’ai terminé ma lecture avec un grand sourire ! 🙂

Je conseille donc ce livre mais je pense qu’il vaut mieux le lire d’une traite afin de tout à fait s’immerger dans le récit et ne pas couper sa lecture pour ne pas être tenter de reporter celle-ci à plus tard (voire jamais).

Citations :

  • Si nous sauvions cette femme ? dit-il.
    — Sauver cette femme, monsieur Fogg !… s’écria le brigadier général.
    — J’ai encore douze heures d’avance. Je puis les consacrer à cela.
    — Tiens ! Mais vous êtes un homme de cœur ! dit sir Francis Cromarty.
    — Quelquefois, répondit simplement Phileas Fogg. Quand j’ai le temps.
  • Phileas Fogg était de ces gens mathématiquement exacts, qui, jamais pressés et toujours prêts, sont économes de leurs pas et de leurs mouvements. Il ne faisait pas une enjambée de trop, allant toujours par le plus court. Il ne perdait pas un regard au plafond, il ne se permettait aucun geste superflu. On ne l’avait jamais vu ému ni troublé. C’était l’homme le moins pressé du monde, mais il arrivait toujours à temps.
  • Mais après ? Qu’avait-il gagné à ce déplacement ? Qu’avait-il rapporté de ce voyage ?
    Rien, dira-t-on ? Rien, soit, si ce n’est une charmante femme, qui – quelque invraisemblable que cela puisse paraître – le rendit le plus heureux des hommes.
    En vérité, ne ferait-on pas, pour moins que cela, le Tour du Monde ?
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6 réflexions sur “Critique : Le Tour du Monde en Quatre-Vingts Jours, Jules Verne

  1. Un pur chef-d’oeuvre! L’idéal, c’est de le découvrir pendant l’enfance, quand on a encore toute la naïveté qui rend ce roman inoubliable… mais ensuite, on le relit toujours avec un plaisir renouvelé. Je suis d’ailleurs en train de me faire plaisir puisque j’achète peu à peu les oeuvres de Jules Verne dans leur précieuse collection Hetzel, ce qui les rend encore plus agréables à lire!

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  2. Il me semble que ta logique concernant le découpage du texte n’est pas une explication pertinente pour justifier tes goûts delirants… As-tu déjà lu Dostoïevski ? Ses plus grands romans furent découpés dans un journal et pourtant …. bref j’en ai déjà trop dit.

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