Critique : L’Attrape-Coeurs, J.D Salinger

salinger-l-attrape-coeur-1264758331Edition : Pocket
Prix : 5,30 €
Nombre de pages : 253
Genre : jeunesse/classique
Note : 16/20

Résumé : Le roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield, expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël, retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
Âgé de dix-sept ans, Holden est plein d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à l’âge adulte et comprend qu’il perd l’innocence de l’enfance.

Waouh ! Voilà le premier mot me venant lors de la rédaction de cette critique au sujet de L’Attrape-Coeurs. Il est bien vrai que le narrateur de ce roman, le jeune Holden, saisit avec finesse le coeur des lecteur, plus précisément par sa fragilité et sa fausse innocence. Je parle de « fausse innocence » car, si sa fragilité le rend vulnérable et qu’il nous paraît par cela pourvu d’une innocence digne d’un enfant de son âge face aux difficultés auxquelles il fait face, Holden semble avoir vécu bien des choses dans son passé. Tout au long du roman, ce sont mille et une émotions qui m’ont parcourues. Dans un premier temps, j’étais surprise par la forme du roman, le niveau de langage utilisé (que j’ai seulement rencontré dans Zazie dans le Métro de Queneau) et la personnalité de ce jeune homme. Puis, j’ai été attendrie par ce personnage finalement peu sûr de lui.

Holden est un élève de Pencey appartenant à la petite bourgeoisie new-yorkaise. Celui-ci a été renvoyé quelques jours avant Noël, ceci à cause de ses mauvais résultats lors des derniers examens. Commence alors un véritable périple au travers des rues de New-York. Tantôt décidant d’aller à un endroit, puis à un autre. Mais hors de question pour lui de rentrer chez lui avant que ses parents n’aient reçu la lettre de renvoi de leur fils ; il ne rentrera que mercredi.
Constamment hésitant et changeant, Holden semble plus que jamais perdu, livré à lui-même dans cette ville immense, cherchant sans cesse le contact avec des personnes croisant sa route, n’importe qui pourvu qu’il puisse discuter avec elles. Seule sa petite soeur Phoebe semble pouvoir le sortir de cette galère…

Cette fragilité frappante dans le comportement d’Holden n’est pas sans rappeler la même fragilité dont était victime Salinger lors de son retour de la seconde Guerre Mondiale.
De plus, ce roman ayant été publié en 1951 reste au goût du jour tandis que nous sommes à présent au 21ème siècle. La communication et l’intégration sont au coeur du roman comme elles sont au coeur de notre société d’aujourd’hui.

Citations : 

  • L’homme qui tombe, rien ne lui permet de sentir qu’il touche le fond. Il tombe et il ne cesse pas de tomber.
  • Tout ce que je sais, c’est que tous ceux dont j’ai parlé me manquent pour ainsi dire […] C’est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer.
  • Mon rêve, c’est un livre qu’on arrive pas à lâcher et quand on l’a fini on voudrait que l’auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu’on en aurait envie.
  • Les filles c’est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu’elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d’elles.
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Une réflexion sur “Critique : L’Attrape-Coeurs, J.D Salinger

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