Critique : Muchachas (tome 1), Katherine Pancol

couv38396557Edition : Albin Michel
Prix : 19,80 €
Nombre de pages : 450
Genre : contemporain
Note : 13/20

Résumé : Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n’en finit pas !

Je pense qu’il faut de prime abord préciser à tous les futurs lecteurs de cet ouvrage qu’il est dans la continuité de la trilogie comportant Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi. J’ai pu constaté en lisant certaines chroniques que beaucoup de personnes avaient induites en erreur. Je ne le savais moi-même pas mais ayant lu ces ouvrages, cela n’a pas été un problème pour moi.

Muchachas est un livre extrêmement riche qu’il s’agisse du plan émotionnel, culturel ou bien encore littéraire. Comme à son habitude, Katherine Pancol nous invite à faire une randonnée sur le chemin des sentiments et nous les fait rencontrer un à un, pas à pas. Et je pense que cela est aussi dû à mon amour pour la plume de cette auteure mais dès lors que j’en arrive à un passage où il est question de sentiments, à une « description », si je puis dire, de ce qu’est l’amour, le bonheur, le manque de confiance en soi, je suis sans-voix. Il est indéniable qu’elle possède un véritable talent pour parler du profond ressenti de ses personnages. Elle les connaît par cœur, elle est leur mère, leur créatrice.

Katherine Pancol a une vision des choses, qu’elles soient matérielles ou immatérielles, que je trouve tout simplement exceptionnelle. Et durant tout le roman (comme dans presque tous les autres d’ailleurs), il y est presque toujours question de ne pas s’encombrer de choses éphémères ou inutiles (à une exception près en ce qui concerne notre chère Hortense).
Comme à son habitude, l’auteure nous fait également beaucoup voyager… De ville en ville, de pays en pays. Muchachas est très centré sur le voyage et les nouveaux paysages que l’on tente d’apprivoiser sans jamais y parvenir car nos yeux semblent trop éblouis par ces derniers. Et je pense que dans les prochains tomes, nous serons d’autant plus inviter à voyager dans des contrées nouvelles.

Mais ce qu’il faut avant-tout retenir de ce roman, c’est la détermination avec laquelle Katherine Pancol aborde le sujet des femmes battues. Il faut dire qu’elle nous montre là une facette personnelle d’elle-même de part son courage de parler d’un sujet encore si tabou de nos jours. Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’auteure a commencé à écrire ce roman en souhaitant parler de ces femmes suite à une altercation avec un homme frappant sa femme en public dans un café où Katherine Pancol était installée. Elle a souhaité parler de cela dans les notes de l’auteur à la fin du livre. Cela m’a beaucoup éclairé quant à cette volonté et cette tension palpable que l’on ressent à travers sa plume lors de notre lecture. J’ai beaucoup aimé la façon dont elle a abordé ce sujet et la façon dont elle le développe. Je ne pense pas que ce roman puisse faire réagir à grande échelle mais néanmoins il peut peut-être faire réaliser à ses lecteurs que l’on ne juge pas un livre à sa couverture et qu’une femme peut être tel un livre ; elle cache peut-être bien des secrets derrières tous ses silences.

En somme, j’ai bien aimé ce roman en de nombreux points et je le recommande. Contrairement à ce que certains pourraient penser, Katherine Pancol n’écrit pas seulement des romans que l’on qualifierait de « cul-cul ». Je pense que dans chacun de ses romans il s’agit de faire réaliser que la vie est parfois difficile à mener, même pour les plus aisés d’entre nous et qu’il peut y arriver des choses formidables comme des choses forts minables (j’avoue avoir voulu faire un petit jeu de mots avec la chanson de Stomae, histoire de bien terminer ma chronique) à chacun d’entre nous. Le Bonheur se présente seulement à la porte de ceux qui veulent bien encore croire en lui.

Citations :

  • Regarde cette fille… Elle est heureuse parce qu’elle reçoit de l’amour, beaucoup d’amour. Et qu’elle en donne à sa façon. Elle estime que le contrat est juste. Elle donne, elle reçoit, elle aime, elle est heureuse. Elle ne se pose pas de questions. Mais la plus âgée… Elle n’en revient pas de sa bonne fortune. Alors elle distribue à tout-va. Elle donne tout, mais elle ne sait pas recevoir parce qu’elle n’est pas habituée. C’est une débutante, comme toi. Et, comme toi, elle a peur.
  • Il la serre contre lui. Elle aurait envie qu’il lui réponde qu’il est heureux aussi. Mais il ne dit rien et la tient solidement, le bras passé autour de sa taille. C’est une preuve, ce bras autour de moi. Cela vaut bien une déclaration.
  • Le bonheur, c’est d’avoir les yeux grands ouverts et de le chercher partout.
  • En ce moment, tu penses que tu es tout petit, tout cassé, sans importance, mais quelque part, derrière ce gris, une place t’est réservée, une place où tu seras heureux… Alors ne juge pas ta vie par rapport à ce que tu es aujourd’hui, juge-la en pensant à cette place que tu vas finir par occuper si tu cherches vraiment sans tricher.
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