Critique : Le Fourgon, Jacques Desponds

Le fourgon de Jacques DespondsEdition : Rebelle Editions
Prix : 14 €
Nombre de pages : 206
Genre : thriller/policier
Note : 15/20


Résumé : 
Frank est a priori un type comme vous et moi. En tout cas, c’est un génie des affaires car en quelques années, avec sa société de fabrication et de distribution de meubles de bureau, il a bâti une fortune colossale. Tout lui sourit : sa réussite entrepreneuriale est flamboyante, son mariage avec Shirley un rêve fabuleux couronné par la venue au monde de Daphné et de Jérôme. Mais Frank sent peu à peu le vide envahir son existence trépidante. La mort accidentelle de son fils va encore amplifier son désarroi existentiel, au point qu’il décide de quitter la Suisse et d’émigrer en Floride avec Shirley et Daphné. Menant la vie insouciante d’un riche rentier, il ne se doute pas que le mauvais sort va s’acharner sur lui : problèmes familiaux, lettres de menace de mort…
Souvent le destin nous joue des tours insidieux, qui font brutalement basculer dans un abîme de tourments une existence pourtant soigneusement planifiée. De quoi être entraîner dans une spirale destructrice !

Bouleversée. Voici le seul mot pouvant décrire mon état d’esprit actuel. Je viens à l’instant de terminer ma lecture et c’est donc à chaud que j’écris cette critique.
Il me semble tout d’abord primordial de préciser que le résumé ne laisse en aucun cas sous-entendre ce qui vous attend dans ce roman. A la première lecture du synopsis, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Je viens de le relire après avoir fini ma lecture et mon avis est inchangé : il ne laisse rien présager. En tout cas, pas à une telle échelle…

Le Fourgon raconte la triste histoire de Frank qui n’est autre qu’un homme riche à qui la vie n’a cessé de sourire. Ce dernier est a priori sans histoire jusqu’à ce que, du jour au lendemain, tout bascule.
Il serait injuste de vous en dire plus quant à l’intrigue. Mais je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus. (Parole de Cally !)

Il faut que vous sachiez que ce roman est un thriller. Ceci dit, contrairement à certains, il est, dès la première page, très prenant. Les chapitres sont très courts et il s’agit d’un livre se lisant d’une traite, ce que je n’ai pas pu faire étant donné que je l’ai commencé une nuit aux alentours d’une heure du matin, que j’étais fatiguée et que le lendemain, j’étais assez prise. (Ça, c’était pour la petite histoire.) Les non-fans de thriller peuvent tout à fait aimer cet ouvrage selon moi. L’histoire n’est pas banale et même si parfois l’on peut être épris de doute et soupçonner certaines choses, j’ai souvent été surprise de la tournure des choses et de la finalité… (Tout ça pour dire que ce n’est pas le genre de livres où l’on se doute du fin mot de l’histoire dès le premier chapitre.)

Lorsque je me suis approchée de la fin, j’étais tellement absorbée par l’atmosphère du livre que je me suis mise à émettre des soupçons, à revenir en arrière, à vérifier certains détails puis, à faire des suppositions. Je me suis mise dans la peau d’une détective et j’ai trouvé cela très attractif pour un roman si noir.

Malgré le petit nombre de pages (200 pages), le lecteur a tout à fait le temps de s’attacher aux personnages et d’entrer en osmose avec l’ouvrage.
Quand il ne me restait qu’une dizaine de pages, j’étais haletante. Je ne savais plus où donner de la tête. J’étais complètement éberluée par tout ce que j’étais en train d’apprendre en même temps que Frank. Et quand vint alors le moment de fermer le livre, des larmes perlaient à mes yeux.

Cette critique est très courte mais je pense avoir fait le tour. Il est temps que vous vous fassiez une opinion par vous-mêmes.

Citations :

  • A la fin de l’audience, je me suis rendu compte que je ressentais toujours de l’attirance pour elle et que notre séparation définitive avait le goût amer d’un amour déchu. J’ai éprouvé à ce moment un sentiment diffus de remords, en me disant que je n’avais pas su la retenir et que jamais je n’aurais pu aimer une autre femme autant qu’elle.
  • Il y a longtemps que je n’ai pas éprouvé avec un homme cette impression de joie intérieure, de douceur et de total abandon à l’emprise des sens. Je ne sais pas si cela s’appelle de l’amour, mais c’est en tout cas un élan irrésistible qui dépasse ma raison. Toute mon âme, tout mon corps résonnent à l’unisson de ta propre vibration, et je me sens prise dans un tourbillon qui me pousse vers toi, toi mon tendre inconnu.
  • Lorsque nos regards se sont croisés, j’ai ressenti à quel point un abîme de désespoir nous séparait déjà. Nous sommes restés immobiles, les yeux dans les yeux, submergés par le chagrin, incapables de prononcer une seule parole. Soudain, comme si une force invisible s’était simultanément emparée de nos corps, nous nous sommes précipités contre la paroi de séparation en verre, les bras tendus dans une vaine tentative d’enlacement. Puis, par un ultime geste de rapprochement, nous avons plaqué nos lèvres sur la vitre, scellant ainsi notre amour pour l’éternité.
  • Dans tous les actes accomplis et toutes les décisions que nous sommes amenés à prendre, quelle est la part de la rationalité, de l’intuition et du hasard? Le sort, drôle de mot pour désigner notre destinée : la tirons-nous vraiment « au sort » à la naissance? 
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5 réflexions sur “Critique : Le Fourgon, Jacques Desponds

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