Critique : Le Seigneur des Anneaux (tome 1), J.R.R Tolkien

couv34542231Edition : Pocket
Prix : 6,80 €
Nombre de pages : 704
Genre : fantasy
Note : 1/20

RĂ©sumĂ© : Dans les vertes prairies de la ComtĂ©, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix…
jusqu’au jour fatal oĂč l’un d’entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l’Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquĂ©rir, Sauron, le seigneur tĂ©nĂ©breux, va dĂ©chaĂźner toutes les forces du Mal… Frodon, le Porteur de l’Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrĂ©pides compagnons rĂ©ussiront-ils Ă  Ă©carter la menace qui pĂšse sur la Terre du Milieu?

J’annonce tout de suite la couleur, cette critique ne va pas plaire aux fans de Tolkien. Comme je l’ai dĂ©jĂ  signalĂ© dans la prĂ©sentation (voir premier article du blog), je n’ai pas ma langue dans ma poche. Par consĂ©quent, lorsque quelque chose ne me plaĂźt pas, j’aime le dire haut et fort.

Je le dis donc haut et fort, je n’ai pas aimĂ© ce livre. Mais alors, pas du tout.

Une explication s’impose.

Dans un premier temps, je dois avouer que j’ai un certain problĂšme avec les livres comportant, Ă  mon goĂ»t, trop de descriptions. C’est certainement pour cela que j’ai quelques difficultĂ©s Ă  me lancer dans Madame Bovary de Flaubert ou encore Du CĂŽtĂ© de Chez Swann de notre fan de madeleines en chef, j’ai nommĂ© Marcel Proust. Ceci m’a donc posĂ© un gros problĂšme lors de ma lecture…

Je dois avouer que les paysages dĂ©cris et donc l’univers de Tolkien sont trĂšs beaux. Seulement, trop de description tue la description. On ne fait pas un roman avec des descriptions. Cela ne fait pas l’intrigue, ne fait pas les personnages mais permet uniquement de s’Ă©tablir dans ces derniers. Par consĂ©quent, je n’ai jamais pu, Ă  aucun moment, entrer dans le monde de l’auteur. Moi qui suis une personne extrĂȘmement sensible et empathique, j’ai pour habitude de m’attacher rapidement aux personnages d’un bon roman. (Oui, j’ai bien dit « bon roman ».) Ici, ça n’a jamais Ă©tĂ© le cas. Pour parler vulgairement, je m’en contrefichais des personnages et de ce qu’il pouvait leur arriver comme par exemple lorsque l’un d’entre eux est dĂ©cĂ©dĂ©. A ce moment-lĂ , j’Ă©tais totalement insensible et me disais « Oui, bon, et alors? »

De plus, toujours concernant la description (de toute façon, il n’y a que cela), Ă  quoi bon nous balancer Ă  la figure trois pages de descriptif concernant les montagnes qui entourent nos neuf compagnons alors que l’on ne retiendra aucun nom de celles-ci et que l’on n’aura pas mĂȘme le temps d’imaginer une rive que l’on devra dĂ©jĂ  imaginer une forĂȘt? Je n’y vois aucun intĂ©rĂȘt.

Au sujet des personnages? Je les trouve niais. Autant dans le film (que mon copain veut absolument que je regarde et devant lequel je ne vais savoir me retenir de ronchonner) que dans le roman. On ne sait pratiquement rien d’eux et du peu que l’on en sait, c’est sans aucun intĂ©rĂȘt. Lorsque des pĂ©ripĂ©ties font ENFIN leur apparition, ils semblent dĂ©pourvus de rĂ©action quelque peu concrĂšte comme lorsque l’un de leurs amis dĂ©cĂšde. Ils en parlent durant un paragraphe Ă  trois moments fortement sĂ©parĂ©s les uns des autres dans le roman et puis, voilĂ  tout. (Vous l’aimiez beaucoup, dites-moi. A croire que vous aviez autant d’affection pour lui que j’en ai pour vous. C’est-Ă -dire aucune.)

Bref, le seul personnage que j’aimais assez Ă©tait LĂ©golas. Pourquoi, me demanderez-vous? Tout simplement parce que l’acteur qui joue ce personnage dans le film n’est autre qu’Orlando Bloom et que je le trouve beau.

Bon, essayons d’en finir avec les mauvais cĂŽtĂ©s, (et Dieu sait qu’il y en a) j’ai tout de mĂȘme aimĂ© un passage dans le livre. Il s’agit du sĂ©jour de la CommunautĂ© de l’Anneau à LothlĂłrien et sa rencontre avec le roi Celeborn et la reine Galadriel. Je ne m’Ă©talerai pas sur le sujet. J’ai simplement aimĂ© qu’il se passe enfin quelque chose !

En conclusion, je dirai donc que je ne compte pas poursuivre la lecture de cette saga (peut-ĂȘtre un jour aurais-je le courage de re-sacrifier trois mois de ma vie pour lire la suite). Selon moi, il n’y a pas d’histoire et d’intrigue Ă  proprement parlĂ©. Tout est concentrĂ© sur la description et ne permet donc pas, Ă  mon sens, l’appellation de « roman ». Pour cela, il fallait plutĂŽt peindre des aquarelles de ce monde si beau que Tolkien souhaite nous faire partager. Du reste, je pense avoir assez dĂ©veloppĂ©. Je pense seulement rajouter que, pour moi, Tolkien devra toujours s’incliner devant la sĂ©rie de livres Oui-Oui que nous aimons tant et dans laquelle il y a toujours des tas d’histoires beaucoup plus dĂ©veloppĂ©es. 🙂

Je tiens Ă  signaler que ceci est mon avis et ne concerne que moi. Libre Ă  vous de penser ce que vous voulez de ce livre et de cet auteur (je ne peux pas pleinement juger ce dernier Ă©tant donnĂ© que je n’ai lu que cet ouvrage) et d’en discuter avec moi par commentaires ou sur la page FB. Ceci dit, je refuse les commentaires du genre « Ah mais tu es folle ! », « Aucun goĂ»t ! » et j’en passe et des meilleures. Les avis constructifs, oui. Les commentaires pauvres de sens, non merci. 🙂

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